TCHAÏKOVSKY Sérénade pour cordes

Composée en 1880, la Sérénade pour cordes de Tchaïkovski est contemporaine d’autres œuvres orchestrales importantes. Il y a d’abord la tapageuse Ouverture 1812 dont le final fracassant fait résonner dans sa conclusion grandiose cloches et canons, ainsi que la dramatique et enfiévrée Ouverture Fantaisie Roméo et Juliette.

 

La Sérénade s’est imposée comme l’une des partitions les plus durablement populaires de Tchaïkovski.

 

Le premier mouvement de la Sérénade s’ouvre par un Pezzo en forma di Sonatino (c’est-à-dire sans section de développement, l’introduction réapparaissant à la fin) d’une grande ampleur où Tchaïkovski exprime ses tourments et ses inquiétudes.

 

La Valse qui constitue le deuxième mouvement représente une sorte d’accalmie toute relative. C’est l’une des formes empruntées à la danse que Tchaïkovski préférait (pensons aux ballets Le lac de cygnes ou Casse-noisette), dont le thème initial est astucieusement transposé et adapté pour former le premier thème du mouvement lent qui lui succède.

 

Le troisième mouvement, une Elégie, opère un retour vers la gravité, sentiment qui n’était seulement qu’esquissé dans le mouvement précédent.

 

Le Finale (Tema Russo) rappelle un peu le Finale de sa Quatrième Symphonie où le compositeur s’abandonnait à un débordement délirant, explosif. Ce thème, après une introduction lente et calme, se révèle être une transformation du thème initial du premier mouvement et revient sous sa forme originale, lente, dans la coda concluant l’œuvre entière

 

D’après Michel Jakubowicz/Wendy Thompson

 

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