Richard Strauss, Lieder op. 27

Cécile De Boever, soprano

Florian Caroubi, piano

 

Lundi 5 août à 18h00

Église Sainte-Marthe, Puy-Saint-Vincent

 Ruhe, meine Seele ! (Nicht ein Lüftchen regt sich leise)

Cäcilie (Wenn du es wüßtest)

Heimliche Aufforderung (Auf, hebe die funkelnde Schale)

Morgen !

 

Morgen ! (« Demain ! » en allemand), op. 27, no 4, est le dernier du cycle de Lieder de l'opus 27. Le texte de ce lied est tiré d'un poème éponyme écrit par le contemporain de Richard Strauss, le poète John Henry Mackay, qui est en partie d'origine écossaise mais a grandi en Allemagne. Strauss avait rencontré Mackay à Berlin et mis Morgen! en musique le 21 mai 1894. Il met en musique initialement le poème pour être accompagné avec piano seul, et pour piano avec violon.

 

« Morgen ! » est l'une des œuvres les plus connues et les plus enregistrées de Strauss. Strauss lui-même l'a enregistré en 1919 en accompagnant le ténor Robert Hutt au piano, et une seconde fois en 1941 avec le ténor Julius Patzak et l'Orchestre d'État de Bavière. Il l'enregistrement une dernière fois le 11 juin 1947 lors d'une émission en direct à la radio avec l'Orchestre della Svizzera Italiana et la soprano Annette Brun.

 

Strauss compose le lied à l'origine pour être accompagnée au piano. Or, en 1897, il orchestre l'accompagnement pour cordes d'orchestre (ajouté d'un violon solo), une harpe et trois cors. Les cordes orchestrales sont en sourdine et la dynamique est pianissimo ou plus douce. La harpe, jouant des arpèges, et le violon solo accompagnent continuellement jusqu'au mot stumm, auquel point les cors entrent. Le violon et la harpe réintègrent après Schweigen, et les cors se taisent jusqu'aux dernières mesures. Le dernier accord est rejoint par un cor solo.

 

Voici le texte :

 

Morgen !
Und morgen wird die Sonne wieder scheinen
und auf dem Wege, den ich gehen werde,
wird uns, die Glücklichen sie wieder einen
inmitten dieser sonnenatmenden Erde...
und zu dem Strand, dem weiten, wogenblauen,
werden wir still und langsam niedersteigen,
stumm werden wir uns in die Augen schauen,
und auf uns sinkt des Glückes stummes Schweigen...

 

Demain !

Et demain, le soleil brillera à nouveau

et sur le chemin que je suivrai,

il nous réunira à nouveau, nous les heureux.

au milieu de cette terre qui respire le soleil...

Et vers la plage, la vaste, la bleue des vagues,

nous descendrons en silence et lentement,

nous nous regarderons silencieusement dans les yeux,

et sur nous s'abattra le silence muet du bonheur...

 

Morgen ! chanté par Joyce Di Donato

Ruhe, meine Seele ! par Jessye Norman

Nadine Sierra chante Cäcilie

Heimliche Aufforderung par Inès Berlet