C'est fini pour l'édition 2017 !

Un Finale en apothéose!

Photo Paul Billon-Grand
Photo Paul Billon-Grand

Le concert de clôture de Musiques en Ecrins avait lieu dans l’église Sainte-Marthe encore une fois remplie à la limite de sa capacité ce mercredi 16 août. Il accueillait le guitariste Emmanuel Rossfelder. Deux catégories de spectateurs : ceux qui connaissaient l’artiste et qui sont venus l’admirer comme il le mérite et ceux qui ne le connaissaient pas et qui en ont pris plein les yeux et les oreilles devant la diabolique virtuosité et l’incroyable enthousiasme du musicien. Emmanuel Rossfelder transforme la guitare en instrument d’une richesse expressive ahurissante et c’est une magie de l’entendre interpréter des morceaux comme Recuerdos de la Alhambra de Tarrega ou Andaluza de Granados. Quant à sa présence en scène, quel régal de l’écouter présenter à sa façon les œuvres programmées et même ajouter des grimaces pendant l’exécution pour signaler l’irruption d’effets spéciaux qu’il est quasiment seul à maîtriser: le double tremolo sur trois cordes que lui a enseigné Alexandre Lagoya et qu'il a joué en bis dans une oeuvre de Luigi Mazzani. Une soirée extraordinaire dont les spectateurs privilégiés se souviendront longtemps et qui conclut de manière triomphale l’édition 2017 du Festival Musiques en Ecrins !

 

Le retour des "50 doigts"

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

L’Eglise de Vallouise a renoué avec la très grande affluence ce lundi 14 août pour le retour du « pianiste aux 50 doigts », Pascal Amoyel. Cette fois-ci, c’était pour un récital « classique » consacré au piano romantique. Chopin et Liszt étaient au rendez-vous. Mais il faut noter la forme que le pianiste a adoptée pour exécuter les œuvres inscrites au programme. Pour Chopin, c’était du très célèbre avec ses polonaises, dont la fameuse « héroïque » qui concluait le récital. Ces « tubes » encadraient des œuvres moins fréquemment jouées de Franz Liszt, précédées d’une lecture des textes qui ont inspiré le compositeur. Ce fut le cas pour la Vallée d’Obermann et surtout des deux légendes, St François d’Assise prêchant aux oiseaux et St François de Paule marchant sur les flots. La première est tout en dialogue entre le chant des oiseaux réservé aux notes les plus aigües du piano à la main droite et la voix de St François d’Assise plutôt en récitatif à la main gauche. Splendide dialogue ! La seconde est beaucoup plus agitée avec par deux fois une énorme tempête de notes aux deux mains qui se lève sur le clavier ! Devant une telle tension, on ne peut que retenir son souffle ! Pascal Amoyel maîtrise ça avec une aisance extraordinaire. Devant le succès, il accorde deux bis, un prélude de J.S. Bach et un nocturne de Chopin. Mémorable soirée !

 

Tuba or not tuba...

Photo Paul Billon-Grand
Photo Paul Billon-Grand

L’Eglise Saint-Laurent des Vigneaux en résonne encore… Thomas Leleu et son tuba ont fait vibrer le nombreux public venu en partie par curiosité puisque c’était un « Concert-Découverte ». L’affluence était telle qu’il a fallu attendre près d’un quart d’heure pour que tout le monde puisse rentrer. L’association Tuba-violoncelle est une innovation dont Musiques en Ecrins détient, Thomas Leleu l’a rappelé, une part de responsabilité. Nous avons donc entendu des pièces où le tuba remplaçait un instrument appartenant au registre des « basses ». Quant au répertoire, il est allé du baroque à Piazzolla, avec un grand moment, l’exécution du fameux Libertango, précédé d’une improvisation où Thomas Leleu a fait entendre des sonorités tout-à-fait surprenantes de son instrument. De son côté, Xavier Châtillon a donné un extrait de la 2e suite pour violoncelle de J.S. Bach et les deux derniers mouvements de la sonate pour violoncelle de Gaspar Cassado, un élève de Pablo Casals, qu’il a joué avec beaucoup de brio. Le concert s’est achevé avec les variations du Carnaval de Venise de Jean-Baptiste Arban, où les deux artistes ont donné libre cours à leur vista et leur fantaisie. Un grand bravo pour cette formidable soirée !

 

 

Jazz orchestral avec Umlaut

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

La salle du Foyer Culturel de l’Argentière était totalement remplie ce jeudi 10 août pour accueillir les quatorze membres de l’orchestre de jazz « Umlaut Big Band » (saxophones, trompettes, clarinettes, trombones, plus piano, contrebasse, guitare et batterie). Le répertoire est celui des orchestres américains et européens des années d’avant-guerre avec, entre autres, des reprises de morceaux de Duke Ellington (« Hyde Park », « Tiger Rag », « Lightnin’ », « Drop me off », « Cotton Club Stomp », « Echoes of Harlem ») et de Fletcher Henderson. Voir jouer cet orchestre est déjà en soi un sacré spectacle : les musiciens sont assis derrière leurs pupitres design bien alignés et se lèvent à tour de rôle lorsqu’ils sont solistes ! Mais l’entendre est encore plus jouissif : le swing est toujours présent, les timbres sont très variés grâce à la multiplication des instruments (par exemple les saxophones vont du ténor à la basse) et, bien entendu, il n’y a pas de sono, ce qui sauvegarde le caractère naturel des timbres. Bref, les spectateurs se sont retirés enthousiasmés par cet orchestre de haute qualité dans un programme généreux. Encore une grande réussite de Musiques en Ecrins 2017 !

 

Première à Briançon

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

A L’Eglise Sainte-Catherine de Briançon, le piano-fortiste Daniel Isoir et la Petite Symphonie ont donné un programme très différent de celui de Puy Saint Vincent. Une curiosité pour commencer, une sonate de Johann Schobert, un compositeur que Mozart appréciait beaucoup. Ce fut ensuite un concerto pour piano forte de Haydn, où la virtuosité de Daniel Isoir a pu s’exprimer pleinement en soliste. La première partie du concert s’est achevée avec un trio à cordes de Luigi Boccherini où la cohésion des instrumentistes « à cordes » a été mise en évidence : une curiosité, l’alto y est remplacé par un deuxième violon. En deuxième partie, le quatuor en mi bémol majeur de Mozart, le deuxième qu’il ait écrit pour cette formation, d’une écriture encore plus élaborée que le premier, a enchanté le public. C’est donc après des applaudissements nourris que les musiciens ont joué en bis le monvement « scherzo » d’un divertimento de Joseph Haydn, particulièrement sautillant ! Une très belle réussite !

 

Le pianoforte-roi

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

L’Eglise Sainte-Marthe de Puy Saint Vincent était pleine ce lundi 7 août pour accueillir le piano-fortiste Daniel Isoir et la Petite Symphonie dans le cadre du Festival Musiques en Ecrins 2017. Au programme des quatuors avec piano de Christian Cannabich (transcrit par Mozart), Mozart et Beethoven. Le premier piano-forte est attribué au facteur de clavecins Bartolomeo Cristofori (1655-1731) à Florence. Celui-ci cherchait à doter le clavecin de possibilités expressives plus nuancées, en permettant à l'instrumentiste de varier l'intensité des sons selon la force exercée sur les touches. Le clavicorde le permettait déjà, mais émettait un son trop faible par rapport au clavecin. Cristofori a donc inventé un mécanisme de frappe des cordes qui permette une émission sonore beaucoup plus puissante que celle du clavicorde. Bien plus tard, le piano bénéficiera de tensions des cordes beaucoup plus élevées grâce à l’usage du cadre en métal à la place du bois, pour aboutir à la grande puissance que l’on connait.

 

Le piano-forte de Daniel Isoir est un magnifique instrument de 5 octaves, dont la sonorité est assez proche du piano d’aujourd’hui, la puissance en moins. Les quatre musiciens ont fait découvrir au public les œuvres de maturité de Mozart (quatuor KV 478) et Beethoven (Quatuor op. 16) assez peu jouées, mais qui sont des chefs d’œuvre, avec une authenticité accrue par l’utilisation d’instruments d’époque, le tout dans une interprétation magistrale.

 

 

Une chaleureuse randonnée musicale

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

Le 4 août, entre 200 et 300 personnes ont participé à cette randonnée en direction du village de Bouchier, à Saint Martin de Queyrières, sous un chaud soleil. C’est le chœur l’Escabot (rien à voir avec l’accessoire, ce nom signifie « le groupe » en occitan), originaire des vallées de Grana et de Stura, qui animait la sortie. Ces huit chanteurs et chanteuses sont de brillants défenseurs de l’art occitan et les chants qu’ils ont programmés provenaient de régions aussi éloignées que la Gascogne ou le Piémont, en passant par la Catalogne et la Provence. La polyphonie du groupe est simplement remarquable, la dynamique l’est tout autant malgré le plein air et l’absence de murs réfléchissants, mais lorsque le groupe s’est fort opportunément positionné devant la façade de l’église de Bouchier, on les a parfaitement entendus. Avant chaque intervention, les présentations de Fabrizio Simondi mettaient déjà l’eau à la bouche des auditeurs. La randonnée elle-même était encadrée par Vincent Verrier, excellent animateur. A Bouchier, des résidents locaux ont participé à la visite, en particulier pour expliquer la restauration des deux cadrans solaires de l’église. A noter aussi la participation d’un détachement des Briançonneurs, qui, à la fin, a accompagné le choeur et l’ensemble des participants pour entonner l’hymne occitan « Se chanta ».  Une randonnée vraiment réussie !

 

Bonus offert par le choeur en fin de randonnée: Hallelujah de Leonard Cohen :

Un talentueux duo de charme..

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

A l’Eglise de Vallouise ce jeudi 3 août les amateurs de chant ont été comblés par Pauline Courtin, soprano habituée aux scènes d’opéras, qui a chanté d’abord des airs sacrés, notamment les Ave Maria de Caccini et de Rombi, puis s’est mise aux lieder de Liszt, dont « Pace non trovo », remake du célèbre « Sonnet de Pétrarque N°104 » pour piano, pour finir avec des airs d’opéra de Mozart et de Bizet, avec le fameux air de Micaëla « Je dis que rien ne m’épouvante » extrait de Carmen. Cet air lui convient d’autant plus que, spontanément, quand on voit et entend Pauline Courtin, on se dit qu’elle a tout de « Micaëla » ! De son côté, Anaït Serekian a été remarquée dans les quatre pièces qu’elle a interprétées en soliste, notamment la très belle barcarolle « Juin » issue des « Saisons » de Tchaikovsky. En bis, les deux artistes ont donné le célébrissime air « O mio babbino caro » de l’opéra « Gianni Schicchi » de Puccini, achevant triomphalement cette belle soirée.

 

Le miracle Voce

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

Le Quatuor Voce a enchanté le public de l’Eglise de Vallouise en ce mardi 1er août pour ce 8e concert de Musiques en Ecrins 2017. Déjà dans le quatuor op59 n°3 de Beethoven, les quatre musiciens avaient soutenu avec fougue les mouvements rapides en style fugué de l’allegro molto final. Cette conclusion extrêmement brillante était un avant-goût de ce qui attendait les auditeurs dans le quatuor Lettres intimes de Leos Janacek. Ce quatuor est surnommé ainsi en hommage à son égérie, Kamila Stösslova, femme mariée, de près de quarante ans sa cadette, qui influença fortement son œuvre durant les dernières années de sa vie et avec qui le musicien échangea une abondante correspondance. Dans cette œuvre où toutes les couleurs sonores sont présentes, la parfaite entente des musiciens alliée à leur extrême virtuosité a fait merveille, notamment dans les staccatos très rapides, réputés quasiment injouables. En bis, le quatuor a proposé une danse très enlevée d’Erwin Schulhoff, mettant un point final à un concert que l’on peut qualifier de magnifique.

A la rencontre des Vaudois...

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

Deuxième séance « Musique et Patrimoine », cette fois-ci dans la Vallée de Freissinières, lundi 31 Juillet après-midi. Le Temple des Viollins est assez grand pour accueillir toute la population de la vallée, mais il était trop petit pour accueillir tous ceux qui voulaient assister à ce concert-conférence. Isabelle Rive a recontextualisé l’histoire des Vaudois, leurs combats avec l’église catholique, puis l’inquisition, leurs rapports avec la Réforme. Le temple des Viollins date du 19e siècle, fondé par Félix Neff, un prédicateur genevois. Après cette évocation, des œuvres de la musique luthérienne allemande : Buxtehude et J.S. Bach ont été superbement interprétées par le trio « Les Cordes sensibles », mettant fin à un après-midi mémorable dans ce lieu que Musiques en Ecrins visitait pour la première fois.

 

Marie-Christine Barrault superstar!

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

La 6e manifestation programmée par Musiques en Ecrins était consacrée au thème « Musique et Littérature », en association avec «Lectures et Rencontres en Vallouise» a eu lieu le dimanche 30 Juillet.. La grande invitée du soir, Marie-Christine Barrault, a fait passer le frisson à son auditoire, malgré la chaleur ambiante de la salle Bonvoisin, trop petite pour l’évènement, avec sa lecture d’une version à peine raccourcie du texte du « Vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway. Le combat victorieux de l’homme seul avec l’espadon géant, puis le combat avec les prédateurs ou charognards attirés par la chair fraîche de la prise, combat finalement perdu, a été magnifiquement mis en valeur par la prestigieuse lectrice. L’accordéon de Pascal Contet a parfaitement soutenu le récit, soit en alternance avec le texte, soit en fond de celui-ci, pour illustrer ces combats à la manière de la bande-son d’un grand film d’aventure. Très beau spectacle fortement apprécié par tous, petits et grands.

 

Un 29 juillet riche...

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

La première séance de la série «Musique et Patrimoine» est une parfaite réussite ! Du monde à l’Eglise Sainte Marie-Madeleine des Prés, à Puy Saint Vincent, un samedi matin, pour écouter tout d’abord Isabelle Rive présenter l’histoire de l’édifice, dans un premier temps une toute petite chapelle, puis agrandie, acquérant le statut de succursale (de l’Eglise de Vallouise) et finalement élevée au rang d’Eglise paroissiale, placée depuis le 17e siècle par la Contre-réforme sous le patronage de Marie-Madeleine, archétype de la femme pécheresse finalement rachetée. Isabelle Rive a su raconter tout cela en s’appuyant sur les inscriptions et tableaux que l’on voit encore aujourd’hui à l’intérieur de l’église. Les œuvres retenues pour la partie musicale illustraient la figure de Marie-Madeleine : le motet Magdalena Lugens de Marc-Antoine Charpentier, le motet O Dulcis Amor d’André Campra entouraient un « concert royal » de François Couperin. Le Trio « Les Cordes Sensibles » composé de Corinne Bétirac au clavecin, Annick Lassalle à la viole de gambe et Gaëlle Vitureau à la voix et la flûte ont interprété ces œuvres avec grande maîtrise et l’acoustique parfaite de l’église a fait le reste. Une surprise pour la fin : Madeleine encore, mais cette fois-ci version Jacques Brel, dans une version évidemment très inhabituelle !

 

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

Deuxième manifestation de la journée, la veillée-concert de Pascal Contet, à la Salle Bonvoisin. Pascal Contet est un accordéoniste qui explore tous les répertoires, mais il est aussi compositeur et improvisateur. Commençant par une transcription (note pour note comme il l’a fait remarquer) d’une suite de François Couperin, il a ensuite illustré les progrès techniques de l’instrument, apparu en Italie en 1830, avec des œuvres plus récentes et même contemporaines. Là, ce ne sont pas seulement les touches en nacre du clavier ou les commandes d’accords qui sont sollicitées, mais ce sont aussi le bruit de l’air s’écoulant dans le soufflet ou les percussions des doigts de l’interprète sur l’instrument qui sont exploités. Finalement, ce petit instrument de 15 kg permet de produire des sons de toute nature, des notes allant de l’extrême aigu (un ton au-dessus du piano moderne) à l’extrême grave, des pianissimi aux fortissimi, des timbres brillants à des percussions. Les œuvres choisies par Pascal Contet l’ont bien illustré. Une veillée très réussie !

Le miracle d'une voix

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

Le troisième concert du 24e Festival Musiques en Ecrins était consacré à Claudio Monteverdi, dont on fête cette année le 450e anniversaire. Le maître de chapelle de la basilique St Marc de Venise a laissé une œuvre considérable, comme l’opéra Orpheo (on lui attribue d’ailleurs l’invention du genre opéra), mais aussi beaucoup d’œuvres religieuses, ce qui est normal au vu de ses fonctions. C’est dans cette production que l’ensemble Concerto Soave a puisé les musiques que l’on a pu entendre ce jeudi à l’Eglise de Vallouise, devant un public nombreux. Cet ensemble, dédié à la musique ancienne, qui organise le festival Mars en Baroque à Marseille, est dirigé par Jean-Marc Aymes, qui joue avec aisance alternativement orgue et clavecin et qui a éclairé de ses commentaires les morceaux choisis. Le concert était divisé en séquences associant des motets de Monteverdi avec des œuvres instrumentales ou chantées de contemporains peu connus comme Claudio Merulo, Giovanni Antonio Rigatti, Giovanni Picchi ou Giovanni-Felice Sances. Le sommet du concert a été atteint avec l’air « Pianto della Madona » (Lamentation de Marie au pied de la croix), extrait des Selva Morale de Monteverdi, qui est la transcription religieuse du célèbre lamento d’Arianna, reste d’un opéra perdu (L'Arianna, deuxième opéra du compositeur, créé à Mantoue en 1608 dont le sujet est fondé sur la légende grecque d'Ariane et Thésée et dont la musique a été perdue, à l'exception du lamento). Maria Cristina Kiehr, soprano reconnue dans le monde entier comme grande spécialiste de la musique baroque, y a fait une impressionnante démonstration de son talent avec sa voix suave, obtenant des effets miraculeux. Les deux autres instrumentistes, Sylvie Moquet à la viole gambe et Elena Spotti à la harpe baroque ont fait merveille dans l’accompagnement de ces œuvres du XVIIe siècle italien.

 

La kora

Photo Claude Verrier
Photo Claude Verrier

Le 24e Festival Musiques en Ecrins s’est poursuivi ce mardi 25 Juillet avec le « World Kora Trio » à la salle du Foyer Culturel de L’Argentière. Ce fut une soirée magique où l’émerveillement a côtoyé la surprise. Le violoncelliste Eric Longsworth, le percussionniste David Mirandon et le maître de la Kora, Chérif Soumano, ont régalé le public. Le terme de « Musique du monde », sous lequel le concert était placé, s’applique parfaitement à ce que nous avons entendu : c’est toujours du mixage des cultures que sortent les choses les plus séduisantes et originales. Le public a été conquis par la grande complicité qui réunit les trois musiciens qui ne cessent de se regarder pour que le résultat du jeu de chacun soit le plus efficace pour obtenir l’effet désiré : accelerando, diminuendo…etc. Pour beaucoup, un violoncelle électrique était une découverte. Eric Longsworth l’utilise tantôt avec l’archet, tantôt à mains nues et en tire toujours des sonorités étonnantes. Le plus étonnant, c’est quand même la kora de Chérif Soumano. Cet instrument, que l’on peut qualifier de « petite harpe sur calebasse », d’origine d’Afrique de l’Ouest, offre déjà naturellement des sons cristallins, mais l’amplification par la sono ajoute des effets audio qui élargissent encore plus sa gamme de sonorités. Avec Eric Longsworth au violoncelle et David Mirandon à la percussion, ce fut une soirée vraiment exceptionnelle !

Le concert d'ouverture : une rareté

Photo Jean-Louis Izard
Photo Jean-Louis Izard

Premier concert de la 24e édition : L'Atelier vocal Marcel Godard a ravi le public de l'Eglise des Vigneaux ce dimanche 16 Juillet avec des oeuvres de celui qui fut Maitre de Chapelle de la Primatiale Saint Jean de Lyon, que l'on entend rarement dans les concerts...

Programme 2017 en raccourci

Dimanche 16 juillet

Eglise des Vigneaux, 17h00

Concert vocal spirituel

Atelier vocal Marcel Godard Lyon/Le Puy en Velay

Direction : Emmanuel Magat

 

Mardi 25 juillet

Foyer Culturel de L’Argentière, 20h30

Musique du Monde

World Kora Trio

 

Jeudi 27 juillet

Eglise de Vallouise, 20h30

Hommage à Monteverdi

Concerto Soave

Maria Cristina Kiehr (soprano), Jean-Marc Aymes (direction)

Oeuvres de Monteverdi

 

Samedi 29 juillet

Eglise Ste Marie-Madeleine, Puy Saint Vincent, 10h30

Musique et patrimoine

Trio baroque « Les Cordes Sensibles »

(chant et flûte, viole de gambe et clavecin)

Isabelle Rive

Evocation de Marie-Madeleine avec des musiques d’André Campra et de Marc-Antoine Charpentier

 

Samedi 29 juillet

Salle Bonvoisin à Vallouise, 19h30

Veillée musicale

Pascal Contet (accordéon)

« Moment musical et Veillée-Concert »

L’accordéon de Couperin à nos jours 

En partenariat avec l’association « Lectures et rencontres en Vallouise » 

 

Dimanche 30 juillet

Salle Bonvoisin à Vallouise, 20h30

Musique et littérature

Marie-Christine Barrault (comédienne)

Pascal Contet (accordéon)

Lectures de textes du « Vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway

En partenariat avec l’association « Lectures et rencontres en Vallouise »

 

Lundi 31 juillet

Temple des Viollins à Freissinières, 16h30

Musique et Patrimoine

Trio baroque « Les Cordes Sensibles »

(chant et flûte, viole de gambe et clavecin)

Isabelle Rive

 Musique luthérienne allemande : J.S. Bach et D. Buxtehude

 

Mardi  1er août

Eglise de Vallouise, 20h30

Musique de chambre

Quatuor Voce

Quatuors de Janacek et Beethoven

 

Jeudi 3 août

Eglise de Vallouise, 20h30

Airs sacrés et lyriques

Pauline Courtin (soprano)

Anaït Serekian (piano)

 Caccini, Pergolesi, J.S.Bach, Franck, Mozart, Poulenc, Rombi, Liszt, Tchaikovsky, Rachmaninov, Bizet

 

Vendredi 4 août

Bouchier, Saint Martin de Queyrières, 10h00

Randonnée musicale

« Chœur L’Escabot » des vallées piémontaises italiennes (chants traditionnels occitans)

 

Lundi 7 août

Eglise Sainte Marthe Puy Saint Vincent, 20h30

Musique de la période classique

Daniel Isoir (pianoforte)

« la Petite Symphonie » (trio à cordes)

Quatuors avec piano de Mozart et Beethoven

 

Mercredi 9 août

Eglise de Sainte Catherine à Briançon, 20h30

Musique de la période classique

Daniel Isoir (pianoforte)

« la Petite Symphonie » (trio à cordes)

Quatuors avec piano de Schobert, Haydn, Boccherini et Mozart

 

Jeudi 10 août

Foyer Culturel de L’Argentière, 20h30

Soirée Jazz

Umlaut Big Band

 

Vendredi 11 août

Eglise des Vigneaux, 20h30

Concert découverte

Thomas Leleu (tuba)

Xavier Châtillon (violoncelle)

Mozart, Vivaldi, J.S.Bach, Offenbach, Rossini, Casals, Cassado, Piazzolla, Arban

 

Lundi 14 août

Eglise de Vallouise, 20h30

Récital piano

Pascal Amoyel

Chopin, Liszt

 

Mercredi 16 août

Eglise Sainte Marthe Puy Saint Vincent, 20h30

Récital guitare

Emmanuel Rossfelder

 Tarrega, Granados, Albeniz, Paganini, Villa Lobos, Mertz

 

 

Retour sur le festival 2016

Michel Deneuve et son instrument à l'Eglise Sainte-Marthe le 18 Août. Photo Paul Vallouimages
Michel Deneuve et son instrument à l'Eglise Sainte-Marthe le 18 Août. Photo Paul Vallouimages

Michel Deneuve et son orgue de cristal ont conclu de manière spectaculaire et très poétique le 23e Festival à l'Eglise Sainte-Marthe de Puy-Saint-Vincent ce 18 Août devant un public découvrant cet instrument extraordinaire.

 

Le Trio Nymphéa à l'Eglise Sainte-Marthe à Puy Saint Vincent. Photo J.L. Izard.
Le Trio Nymphéa à l'Eglise Sainte-Marthe à Puy Saint Vincent. Photo J.L. Izard.

L'église Sainte-Marthe de Puy Saint-Vincent servait de cadre ce 16 Août pour la première fois à un concert de Musiques en Ecrins pour des oeuvres de musique française brillament servies par le trio Nymphéa (flûte, alto, harpe) qui a recueilli les applaudissements mérités du public.

 

François-rené Duchâble et Alain Carré le 14 Août à Vallouise. Photo Paul Vallouimages
François-rené Duchâble et Alain Carré le 14 Août à Vallouise. Photo Paul Vallouimages

Un grand moment de musique et de littérature avec François-René Duchâble et Alain Carré au plus haut de leur forme à Vallouise ce 14 Août. Le très nombreux public a retenu son haleine pendant 90 minutes avant de laisser éclater son enthousiasme!

Frédéric Moreau et les Violons de France à Vallouise ce 11 Août. Photo Paul Billon-Grand.
Frédéric Moreau et les Violons de France à Vallouise ce 11 Août. Photo Paul Billon-Grand.

Frédéric Moreau est pratiquement le seul violoniste virtuose dans le monde à oser programmer trois concerti dans un même concert et à les interpréter brillamment malgré les acrobaties imposées par Paganini. A cette générosité il ajoute son humour et son charisme pour faire de son concert, grâce aussi aux "Violons de France", un véritable feu d’artifice musical. Vallouise en ce 11 Août n’a pas fait exception à cette règle immuable et le public en est sorti ébahi.

Le Trio Talweg à Vallouise le 9 Août. Photo Paul Billon-Grand.
Le Trio Talweg à Vallouise le 9 Août. Photo Paul Billon-Grand.

Le Trio Talweg nous a fait découvrir le deuxième trio de Camille Saint-Saëns avant de présenter le chef d’œuvre qu’est le trio Dumky de Dvorak. Ces  musiciens pris séparément sont des virtuoses et quand ils jouent tous les trois, ils forment un ensemble d’une cohésion sans faille qui transfigure les œuvres qu’ils interprètent.

Le quatuor Cubatao à Clot Soubeyran ce 5 août. Photo J.L. Izard.
Le quatuor Cubatao à Clot Soubeyran ce 5 août. Photo J.L. Izard.

Beaucoup de monde pour la randonnée musicale à Pelvoux (près de 300 personnes!) ponctuée de trois "sets" proposés par le quatuor Cubatao et ses saxophones; standards de jazz, de ragtime, de musiques de film et de classique ont résonné dans les vertes prairies encore humides de la pluie de la nuit, au grand plaisir des "randonneurs".

Pavel Sporcl et Gipsy Way à L'Argentière ce 4 août. Photo Paul Billon Grand.
Pavel Sporcl et Gipsy Way à L'Argentière ce 4 août. Photo Paul Billon Grand.

Grosse affluence au Foyer Culturel de L'Argentière-la-Bessée pour accueillir les accents tziganes sortis du violon bleu de Pavel Sporcl. Le public a été conquis par l'incroyable virtuosité du violoniste Tchèque dans son programme "Gipsy Fire".

Romain Leleu et Convergences à Vallouise le 2 août. Photo Claude Verrier.
Romain Leleu et Convergences à Vallouise le 2 août. Photo Claude Verrier.

Romain Leleu et le quintette Convergences ont rempli l'église de Vallouise ce mardi 2 août avec un programme très eclectique comme on les aime à Musiques en Ecrins. Le talent exceptionnel du trompettiste et les attaques très franches du quintette Convergences ont convaincu le public qu'il assistait bien à un événement musical de très haut niveau.

Les Timbres et Harmonia Lenis aux Vigneaux ce 31 juillet. Photo Claude Verrier
Les Timbres et Harmonia Lenis aux Vigneaux ce 31 juillet. Photo Claude Verrier

Extraordinaire succès des Timbres et d'Harmonia Lenis aux Vigneaux ce 31 juillet pour leur concert "Musique élisabéthaine au temps de Shakespeare": l'émotion, la joie, le rire ont été au rendez-vous grâce aux talents de musiciens et d'acteurs des cinq interprètes. Après de nombreux rappels, le public s'est retiré enchanté de cette formidable soirée.

Nathalie Blanc, Manhu Roche et Philippe Petrucciani à L'Argentière. Photo J-L Izard
Nathalie Blanc, Manhu Roche et Philippe Petrucciani à L'Argentière. Photo J-L Izard

"Remember Michel Petrucciani" ouvrait le Festival 2016 au Foyer Culturel de L'Argentière-la-Bessée ce 28 Juillet. Le public a pu découvrir les extraordinaires talents vocaux de Nathalie Blanc, formidablement soutenue par Philippe Petrucciani à la guitare, Manhu Roche à la batterie et Dominique di Piazza à la basse. Une soirée inoubliable !

Diaporama du festival 2015

Diaporama du 21e festival

Le diaporama du 20e festival...

Crédits photos : Paul Billon-Grand, Jean-Louis Izard, Olivier Joseph, Daniel Martinet.

Des images de ces dernières années...