Trio TALWEG
Sébastien Surel, violon
Romain Descharmes, piano
Eric-Maria Couturier, violoncelle
Mercredi 5 août, Puy-Saint-Vincent, Le Panoramic, 18h
Interprètes, improvisateurs, insatiables voyageurs, Romain Descharmes, Sébastien Surel et Eric-Maria Couturier sont accueillis par les plus grandes scènes d’Europe et d’Asie.
« Des phrasés ensorcelants, une fusion des timbres envoûtante » (Concerto Net), « Éblouissants et raffinés » (Diapason) « un équilibre sur le fil, entre contrôle et abandon » (Classica), les Talweg, ce sont « 3 présences affirmées, trois torrents qui bouillonnent au coeur des oeuvres, mettant à vif les aspérités et à nu l'émotion. » (La nouvelle République)
Formation de la maturité, le trio s’est forgé depuis 2004 un large répertoire qui embrasse l’histoire de la musique pour trio avec piano et s’étend à la musique d’aujourd’hui.
Depuis leur diapason d’or pour leur enregistrement du trio de Tchaïkovski, les Talweg se sont inscrits comme de fervents héritiers de la tradition du trio avec piano.
Chacune de leur rencontre est une occasion de confronter leurs expériences personnelles, ils en font naître un langage commun, un jeu de couleurs, d’imaginaire, une force dramatique et lyrique dans les monuments du répertoire.
Par leur culture du rythme et de l’improvisation, ils s’ouvrent à des champs d’exploration inédits. Leurs collaborations avec des artistes venant du jazz, du tango, du rock, de l’électro (Tomás Gubitsch, Vincent Segal, David Linx, Jeff Mills…) en fait une formation singulière et recherchée.
Le trio Talweg a enregistré les trios de Tchaïkovski, Chostakovitch, l’intégrale des trios de Brahms et ceux de Schubert, Ravel, Turina, des créations contemporaines, et a été récompensé des plus hautes distinctions de la presse internationale.
Nous avons déjà eu le plaisir d'entendre le trio Talweg à Musiques en Ecrins en 2012 et 2016.
Programme
Dimitri CHOSTAKOVITCH (1906-1975)
(…) un niveau d’excellence parfait ; le jeu ensemble, le jeu avec, l’accompagnement discret font partie de leurs principes et conduisent à un résultat séduisant pour une œuvre forte.
Œuvre de la toute fin de la vie de Fauré, le « Trio en ré mineur opus 120 » fait écrire à Jean- Michel Nextoux, grand connaisseur du compositeur « (qu’il) pourrait être, avec celui de Ravel qu’il appréciait particulièrement, le seul à retenir de toute la musique française de cette époque » (…) Le trio a fait sien le message, l’entente a été à son sommet, les petits regards entre eux, les sollicitations presque invisibles d’un pupitre aux autres en attestent. Le piano a été tout à la fois frémissant et tempétueux, le violoncelle s’est imposé dans la profondeur (notamment dans l’Allegro ma non troppo), avant de dialoguer en toute simplicité avec le violon ; le chemin a été lumineux et quelques fois joliment chahuté jusqu’à l’allegro vivace conclusif, à la fois joyeux et radieux.
En bis, les Talweg ont donné le deuxième mouvement, dit « Pantoum », du « Trio en la mineur » M 67 de Maurice Ravel. Encore l’excellence à la française !
« Un Chausson
d’anthologie »
(Le Trio Talweg) possède un son et un enthousiasme hors norme et nous a offert vendredi soir un nouveau concert d’exception, les artistes ayant été acclamés par un public de connaisseurs.
(…)
En deuxième partie, nous avons pu écouter le magnifique et trop peu joué trio en sol mineur op. 3 d’Ernest Chausson, qui date de 1881. Il s’agit d’une oeuvre post-romantique, quasi bipolaire,
mais prenante de la première à la dernière note (…) . En bis, le trio nous a offert l‘andante d’un trio de Clara Schuman écrit en 1846, une partition toute de délicatesse. Une belle et
délicate soirée, en résumé